Les messagères du printemps sont arrivées

 

Les messagères du printemps sont arrivées

 

 

Ici, dans le Centre Morbihan (région de Josselin), les premières hirondelles ont été vues cette année  le 23  mars. Petite anecdote : un habitant de St Jean Brévelay a constaté que chaque année une première hirondelle de cheminée arrive seule une quinzaine de jours avant les autres. Y a-t-il une explication ? Vient-elle en éclaireur reconnaître si les lieux n'ont pas changé ?

 

Différentes espèces d'hirondelles et de martinets de notre région

 

     

L'hirondelle de cheminée

 

                          

L'hirondelle de cheminée (hirondelle rustique)  au dos noir-brun foncé, ventre clair, front et menton roux. Ailes plus larges et effilées que celles des martinets et de forme triangulaire. Nid ouvert fait de boue et de paille, généralement placé à l'intérieur des bâtiments, granges ou étables, accroché sur les poutres ou autres saillies.

 

Son cri est un « wit wit » court, son chant un gazouillis rapide et varié.

 

L'hirondelle de fenêtre

 

 

                                 

 

 

L'hirondelle de fenêtre : tête et dos d'un bleu-noir métallique, dessous du corps blanc. Nid fait de boulettes de boue durcie, collé sous la corniche d'un toit, d'un balcon ou sur une paroi rocheuse.  Son cri est une série de priits » secs, son chant est un gazouillis prolongé.

 

L'hirondelle de rivage

 

                                 

 

L'hirondelle de rivage est la plus petite des hirondelles. Dos brun sans trace de blanc. Niche dans les talus abrupts, berges des rivières, sablières. Cri bas et roulé. Revient vers la mi-mars, un peu plus tôt que les autres espèces d'hirondelles (une colonie est venue s'installer dans la falaise après l'éboulement qui  a eu lieu dans les années récentes à la Butte des Ribouès en Guégon, surplombant le canal de Nantes à Brest. J'essaierai d'aller les prendre en photo cet été)

 

 

Le martinet

 

                   

 

Le martinet noir ressemble aux hirondelles mais a un plumage entièrement sombre sur l'ensemble du corps et des ailes plus longues et aiguisées en forme de faux. Niche sous les tuiles, dans les trous d'aération des maisons, dans les clochers d'église. Son cri est un « srrriii » strident et perçant. Les martinets volent très haut dans le ciel mais on peut les voir souvent se poursuivre en bandes bruyantes autour des maisons avant la tombée de la nuit.

 

Migration : un voyage éprouvant de plus de 4000 kms

 

 

 

Les hirondelles se regroupent vers la fin septembre pour aller hiberner en Afrique de l'Ouest et en Afrique Centrale. Malheureusement le nombre d'hirondelles qui reviennent tend à diminuer. Elles sont victimes des aléas de leur grand voyage (tempêtes de sable, sécheresse, nuage de pesticides destinés aux criquets …) mais aussi des conditions météorologiques qu'elles rencontrent chez nous à la mi-mars (telles que les giboulées de grêle et le grand vent glacial  de ces jours derniers). Par ailleurs elles rencontrent des difficultés à se nourrir  du fait de la baisse du nombre des insectes volants éliminés par les traitements phytosanitaires. De plus il faudrait limiter l'assèchement des zones humides, immenses réservoirs à insectes, nourriture favorite des hirondelles.  Dans certaines régions, les hirondelles de cheminée ont de plus en plus de mal à trouver leurs sites de nidification, les vieux bâtiments de ferme où elles appréciaient chaleur et mouches en quantité étant maintenant désertés par les animaux qu'on loge sous des hangars couverts en tôles ondulées et ouverts à tout vent. Elles aimaient construire leurs nids sur les poutres à l'intérieur des étables. L'hirondelle de fenêtre  est aussi victime de la destruction de ses nids par les propriétaires soucieux avant tout de préserver leurs murs de la saleté des fientes.

 

Prenons conscience de tout cela

Et en protégeant la nature, sauvegardons les hirondelles

Pour que longtemps cette citation demeure vraie :

« Dis-toi que chaque jour naît une aube nouvelle

et qu'à chaque printemps reviendra l'hirondelle » (Pierre Kerebel)

 

Dicton :

 « hirondelle volant haut, le temps sera beau,
hirondelle volant bas, bientôt il pleuvra »

Effectivement j'ai souvent entendu les anciens dire que lorsque les hirondelles volent bas c'est signe de pluie. Tout simplement parce qu'elles suivent les insectes dont elles se nourrissent, ceux-ci se rabattant plus bas quand la pression atmosphérique baisse.

 

                  

Nid d'hirondelle rustique                       Jeunes martinets au nid

 

(MaminouAnnick – mars 2014)

 

 

L'hirondelle

 

 

Lorsque Mars apparaît, sortant de son sommeil
La nature engourdie amorce son réveil.
Présence naturelle d'une vie sous-jacente
Pour l'éclosion prochaine du printemps en attente.

Des signes printaniers animent la forêt.
Une expression nouvelle chaque jour observée
Lentement son visage vient de changer d'aspect.
Les arbres se détachent en ondes alternées
Sa nappe de verdure pas encore déroulée,
Car les bourgeons frissonnent au gré des giboulées.

Mais bientôt l'hirondelle de retour au village
Après sa longue absence porte dans son sillage
Une sève nouvelle, la douceur des beaux jours,
Effluves vivifiants de parfums et d'amour.

Quel est donc cet instinct, cette impulsion magique
Qui lui permet toujours sans compas ni sextant
Par dessus l'océan, les contrées désertiques,
De retrouver son toit quand revient le printemps ?

Suivez-la du regard la petite hirondelle
Au cours d'une journée de sa vie naturelle,
Cette image de grâce, d'intense activité
Modèle de courage et de célérité.

Franchissant les grands bois, les coteaux, les rivières,
Et bâtissant son nid sous l'auvent des maisons
Suivant le laboureur de sa course légère,
Récoltant sa provende tout le long des sillons,

Frôlant les nénuphars, survolant les moissons,
Parcourant les chemins, les sentiers, les bruyères,
Tournoyant, voletant tout autour des bergères,
Se posant prestement sur le dos des moutons,

Dans ses élans rapides, légers, silencieux,
Plongeant dans les ravins, s'élevant vers les cieux,
Avec aisance et grâce, elle part et puis revient
Dans ce grand univers qui est toujours le sien.

Oh ! Combien de contours, dessins géométriques,
De circonvolutions, plongeons acrobatiques,
Piquant dans les vallons, planant sur les clochers,
Peut elle faire en un jour pour nourrir sa nichée !

Des paysans de chez nous avaient pour habitude
De prévoir le temps d'après son altitude ;
Son vol en rase-mottes annonçait de la pluie,
S'il est haut dans le ciel, bientôt le soleil luit.

Quant les premiers frissons de l'automne se glissent
Dans le petit matin,
Que les feuilles jaunissent, que les roses pâlissent,
S'effeuillent au jardin,

Quand la nuit embrumée se montre plus hâtive,
L'hirondelle en son vol s'avère moins active.
Le soleil moins brillant, la douceur fugitive,
La rendent un peu transie, inquiète et pensive.

Elles vont se regrouper bientôt, les hirondelles,
Voler encore un peu tout autour des maisons,
Puis repartir ailleurs - migration naturelle -
Vers de meilleurs climats, de nouveaux horizons.

Observant leur départ
Tristement du regard,
En rentrant au logis
Les anciens du pays,
Des outrages du temps
Tout perclus de douleurs,
La nostalgie au coeur,
S'interrogent songeurs
Si, à l'année nouvelle,
Lors du prochain printemps,
Reverront l'hirondelle...
 

André David
Janvier 1995

 

 



23/03/2014
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